1 - VARIETES :
    


     

                           
La plantation a été établie en respectant les critères de l’AOC Huile d’olive de Provence, pour ce qui est des variétés et pratiques culturales.

Les variétés principales sont l’Aglandau, le Bouteillan, le Cayon, la Picholine, mais d’autres, en quantité moindre, (Brun, Grossane,…)  contribuent à apporter une complexité aromatique, et à favoriser la pollinisation.
En effet, la pollinisation de la fleur de l’olivier est de type anémophile (par le vent), et si certaines variétés sont auto-fertiles, d’autres requièrent la présence d’un pollinisateur différent.
N’oublions pas que, en dépit de son abondante floraison, seules 5% des fleurs d’olivier donneront des olives.

2 - CULTURE :

La culture est établie en mode raisonné; c’est-à-dire que les traitements indispensables pour conserver une production en état phytosanitaire correct sont appliqués de façon non pas systématique, mais au besoin, et en utilisant des produits dont l’impact sur l’environnement et la faune auxiliaire est le moins nocif possible.

Le verger est enherbé, et un broyage régulier au sol permet un amendement naturel, le maintien d’une humidité relative, et une meilleure capacité de rétention des eaux de pluie.
Les distances de plantation sont telles que chaque arbre dispose d’une surface propre de 30m2.
La taille, pratiquée en fin d’hiver, est une taille douce, de façon à limiter l’alternance de production.

3 - RECOLTE :


           

La cueillette des fruits, travail long et délicat, est manuelle.

En effet, nos arbres, encore jeunes risqueraient d’être blessés par des procédés mécanisés.
Aussi, si la récolte avec filets étendus au sol et gaulage pneumatique est applicable à la partie ancienne de l’oliveraie, l’essentiel du ramassage est réalisé à la main ou à l’aide de peignes, dans des paniers, ou des brouettes de type « pélican », munies d’un entonnoir en filet, qui peuvent se glisser aisément sous les branches basses.

La récolte est précoce, elle se déroule à partir de fin Octobre, dès que les fruits sont à véraison, jusque mi-décembre.

Le ramassage est fait sélectivement, par variété, et un assemblage réalisé par la suite, chaque variété ayant des caractéristiques propres au niveau « robe », « fruité », saveur, arôme, amertume, ardence…
On obtient ainsi différents « crus » d’huile sur une palette de goûts.

Les caractéristiques organoleptiques  recherchées pour l’huile produite sont de type « fruité vert ».
Pour ce faire, les olives sont récoltées « tournantes », et triturées dans un délai n’excédant pas 24 heures, de façon à avoir un taux d’acidité et un indice de peroxyde à minima, et obtenir une teneur élevée en polyphénols et antioxydants qui confèrent à l’huile d’olive ses propriétés et ses arômes.

 4 - CARACTERISTIQUES DES PRINCIPAUX CULTIVARS DE NOTRE VERGER :

Parmi les terroirs de l’olivier en France, la région PACA rassemble plusieurs bassins de production.
Avec environ 700 000 arbres, le Var est le premier département oléicole français, mais ce sont des plantations en mosaïque, c’est dire que chez nous « chacun a un olivier dans son jardin »
Cultivé dans tout le département, sur de petites parcelles ; une grande diversité d’espèces contribue à la notoriété de son huile.

   AGLANDAU    : très forte en fruité végétal, ardente avec une légère amertume . Huile de caractère
   BOUTEILLAN  : fruité vert, artichaut, avec ardence caractéristique
   BRUN               : en zone côtière, précoce, fruitée et plus corsée
   CAYON            : fruitée et équilibrée, finit avec la douceur de l’amande
   PICHOLINE      :  forte amertume, verdure et fraîcheur

Selon le savoir-faire des moulins, le degré de maturité des fruits et la proportion de chacun des cultivars, les huiles obtenues présenteront des goûts et des arômes très différents, allant du très fruité aux arômes de fruits rouges au plus végétal avec arômes de pomme et artichaut cru, et enfin au plus doux avec des arômes de beurre, d’amande fraîche et de tomate.


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